Sanctuaire Notre-Dame de Grâces

" Qu’ on vienne en procession ici à Cotignac pour recevoir les dons que je veux y répandre "

6- Le repas sur le bord du lac de Tibériade : Présence du Seigneur

Les disciples du Seigneur ont bien du mal à entrer dans le mystère de la foi après la Résurrection du Seigneur. Pendant cinquante jours ils sont troublés, ils doutent, perdent leur temps. Ils sont partis pour la Galilée car le Seigneur leur avait demandé de les y attendre, mais ils ne savent pas pourquoi, ni ce qu’ils doivent entreprendre, l’attente se fait longue, ils sont encore paralysés par la peur et le choc de tous les derniers évènements.
Pierre, avec quelques uns, reprend ses filets, cette initiative est malheureuse car elle n’est pas dans la volonté du Seigneur qui lui avait demandé de laisser les filets et qui lui avait laissé comme testament de faire une certaine chose en mémoire de lui. La pêche est infructueuse car quand on n’est plus dans la volonté du Seigneur rien ne marche.

L’épreuve de la foi
Il est difficile de vivre dans la foi, les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes, il y a un dépassement de sa prudence pour laisser le Seigneur nous conduire toujours plus loin, plus haut. C’est le toujours plus du Seigneur qui réclame l’abandon, l’abdication de ses projets, de sa volonté propre pour le suivre jusqu’où Il veut nous conduire.
Mais le Seigneur n’abandonne pas les siens, il les retrouve au petit matin sur le bord du rivage. Le Seigneur sera toujours avec nous, il nous l’a promis car nous sommes à Lui. Il sera toujours là pour nous reprendre après nos échecs, nos faux pas, nos incompréhensions de sa volonté.
Le gouvernement du Seigneur est si doux, il ne fait pas de reproche, il est là assis au milieu d’eux, une présence amicale, une présence paternelle, il a même un cœur de mère, il a préparé le petit déjeuner et il leur demande maintenant d’avoir la simplicité de le prendre avec lui.
Les disciples n’osent pas lui demander si c’est bien lui. Ils en sont convaincus intérieurement mais parce qu’ils sont sous le régime de la foi, il y a quelque chose qui masque, qui cache l’évidence de la vision du Seigneur glorifié.

La présence réelle du Seigneur
Il en sera ainsi pour nous les hommes jusqu’à son retour glorieux. Nous vivons dans le mystère de l’eucharistie de la présence du Seigneur, c’est une présence réelle, attentive, aimante. C’est une présence pleine de sollicitude, une présence toute relative à ceux qui viennent l’adorer, une présence qui comble et nourrit spirituellement les âmes. Une présence qui fait grandir la charité et réalise la cohésion, la communion et l’unité de la communauté. C’est une présence silencieuse, pauvre, cachée, voilée même par les apparences du pain et du vin. Cette présence n’est pas évidente : « C’est pourquoi la foi nous demande de nous tenir devant l’eucharistie avec la conscience que nous sommes devant le Christ lui-même…l’eucharistie est un mystère de présence par lequel se réalise de manière éminente la promesse de Jésus de rester avec nous jusqu’à la fin des temps » Jean Paul II ( Mane Nobiscum Domine n° 16)
Il reviendra au ministère de Pierre de confirmer la foi de l’Eglise pour que nous restions fixer dans cette adoration de Jésus Eucharistie.
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