Sanctuaire Notre-Dame de Grâces

" Qu’ on vienne en procession ici à Cotignac pour recevoir les dons que je veux y répandre "

Œuvres d’art

Un ostensoir pour le Jubilé

Musée de Faykod

L’ostensoir en marbre que Maria de Faykod prépare est conçu pour une hostie de 20 cm de diamètre, qu’on puisse bien voir, y compris de loin.

Il veut exprimer que « Dieu est Amour ».

Signifiant l’Onction venant du Ciel, qui par la croix, se donne à travers les mains du Christ et les fleuves d’eaux vives qui coulent de sacrifice Eucharistique, il se prolonge dans notre contemplation par l’adoration eucharistique.

Il peut également signifier, dit l’artiste elle-même, « la Trinité et le Christ offrant cette nourriture de vie comme chemin vers la croix ».

Dès son plus jeune âge, Maria de Faykod a consacré sa vie à l’art sacré et l’art chrétien, toujours en quête d’une harmonie à retrouver entre la nature et le divin, entre pierre et ciel, entre l’homme et Dieu… que l’Incarnation du Verbe réalise parfaitement dans le sein de la Vierge Marie.

Elle a réalisé, entre autre, le beau Chemin de croix de Lourdes inaugurée en 2008, après 5 ans de travail, par le Cardinal Poupard disant de l’artiste : « son immense talent de sculpteur et sa foi rayonnante nous valent cette œuvre monumentale qui ruisselle de foi et de beauté, dans le marbre lumineux de Carrare ».

Aujourd’hui, Maria de Faykod répond à des appels d’œuvre demandés de par le monde entier, mais c’est en Provence, à 30 mn de Cotignac, qu’elle travaille et expose dans son musée à ciel ouvert : www.musee-de-faykod.com

Créer et réaliser un ostensoir est pour l’artiste chrétien un sommet. Il a en effet pour vocation de rendre visible les mystères invisibles. Et l’Eucharistie a pour signification de rendre présent visiblement le sacrifice d’Amour du Christ. L’un et l’autre veulent ainsi rejoindre l’homme, car l’Amour est don. La matière du pain est transsubstantiée en Pain de Vie, et le marbre taillé est transformé en ostensoir pour nous donner ce Pain.

Si la Vierge Marie a demandé en 1519 à Cotignac une église, c’est d’abord pour l’Eucharistie, car, dit Jean Paul II, « l’Eglise vit de l’Eucharistie : cette vérité comporte en synthèse le cœur du mystère de l’Eglise »1.

Il fallait donc, pour le Jubilé, un ostensoir digne d’un tel anniversaire.

Mais le mystère de l’eucharistie ne se vit pleinement que s’il se prolonge dans l’adoration eucharistique. Benoit XVI l’a très bien exprimé2 :

« L’adoration eucharistique, prépare et prolonge la célébration eucharistique. Dans l’Eucharistie, en effet, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s’unir à nous ; l’adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai.

Ainsi, ce Jubilé vaut au Sanctuaire la grâce d’une Adoration eucharistique désormais continue : chaque jour des fidèles prient pour nous de 7h à 19h. Quel cadeau pour la Vierge Marie ! Enfin s’accomplit pleinement ce que sans doute Marie voulait en demandant une église.

En effet, disait encore Benoît XVI, « la célébration et l’adoration de l’Eucharistie nous permettent de nous approcher de l’amour de Dieu et d’y adhérer personnellement jusqu’à l’union avec le Seigneur bien-aimé ».

Cet ostensoir a donc été voulu pour proclamer par la beauté, l’art et le marbre la nécessité dans l’Eglise d’adorer la divine hostie : « L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour », disait St Jean-Paul II3.

L’ « ostensoir du Jubilé » sera donc visible en permanence dans l’église, et utilisé pour les sept solennités liturgiques de Notre Seigneur.


1 Encyclique Ecclesia de Eucharisita vivit

2 Sacramentum Caritatis n° 66

3 Et il ajoutait : « Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde. Que ne cesse jamais notre adoration» Dominicae cenae