Sanctuaire Notre-Dame de Grâces

" Qu’ on vienne en procession ici à Cotignac pour recevoir les dons que je veux y répandre "

La Vierge Marie à Cotignac: Notre Dame de Grâces

La Vierge Marie à Cotignac

le 10 août 1519

 

A un humble bucheron, le 10 août 1519, Marie apparaitra portant l’Enfant Jésus et elle dira :

 

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et au consul de Cotignac de me bâtir ici-même une église, sous le vocable de Notre Dame de Grâces, et qu’on y vienne en procession pour recevoir les grâces que je veux répandre »

 

Je suis la Vierge Marie …Notre Dame de grâces

 

Marie se présente, elle affirme son identité : « Je suis la Vierge Marie » et elle désire qu’on l’invoque sous le vocable de «  Notre Dame de Grâce »

La grâce c’est la vie de Dieu en tant qu’elle nous est communiquée. La grâce est trinitaire. La grâce c’est donc l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Cette vie divine est reçue dans notre âme, elle recrée en nous un homme nouveau.

Marie est ce qu’elle est de par la grâce divine. Elle est la première à l’avoir reçue. Cette grâce l’établie comme petite enfant du Père, comme amie du cœur blessé et comme épouse de l’Esprit Saint

Cette grâce trinitaire est la même que celle que nous recevons au baptême, Marie n’est pas source de la grâce trinitaire mais elle est la Mère qui peut nous aider à contempler la source de la grâce et surtout à répondre dignement au don de Dieu comme elle l’a fait. Elle a donné son consentement au bon vouloir de Dieu sans aucun retour sur elle-même, sans aucune condition et quoiqu’il arrive.

C’est son « oui » de l’annonciation à la Croix que nous devons méditer et achever dans chacune de nos existences.

 

Allez dire au clergé et au consul de Cotignac de me bâtir ici-même une église

 

Marie demande que l’on construise une église car il revient à l’Église d’engendrer  à la vie divine par la prédication et les sacrements. La construction d’une église n’est pas une affaire privée, elle est pour le bien commun de tout un peuple. Marie demande la coopération des autorités civiles de l’époque. La dimension religieuse est constitutive de l’identité d’une personne. La société civile doit promouvoir, garantir et favoriser la liberté de culte.

 

et qu’on y vienne en procession pour recevoir les grâces que je veux répandre 

 

La procession est une démarche ecclésiale. Ce n’est pas seulement des pèlerinages individuels mais bien une mise en marche du peuple de Dieu à qui elle veut donner ses grâces

Marie demande que l’on vienne en procession car tant que nous sommes sur terre, nous sommes en marche, nous sommes dans la lutte et nous avons bien besoin de réconfort, de soutien, de l’affection maternelle de Marie. En un mot de mieux connaître le chemin de vie, de lumière, de douleur qu’elle a connue pour entrer dans la gloire.

Nous devons demander avec foi, implorer avec confiance. Toutes les prières de demande sont reçues par le Père si elles sont faites en conformité avec la prière de Jésus. La grande grâce que nous devons demander est de vivre dans la charité et d’être bon comme notre Père du ciel est Bon.

 

Jean de la Baume : un humble bucheron

 

Dans bien des apparitions, Marie s’adresse aux humbles et aux petits, à ceux qui ont le cœur pur et qui sauront transmettre son message sans l’édulcorer. Il revient aux voyants de transmettre, non pas d’interpréter, ni de discerner. Cela est l’affaire de l’Eglise.

 

La communion des Saints

 

Marie apparaît entourée de l’archange Saint Michel, de Saint Bernard et de sainte Catherine d’Alexandrie. Cette présence des amis de Dieu entourant la Vierge Marie est le signe que l’Eglise du ciel et l’Eglise de la terre sont Une. Les Saints veillent sur nous, ce sont les amis de Dieu et ils ont une extrême sollicitude à notre égard.

 

 

Le temps opportun

 

Dieu n’est pas dans le temps. Il est l’Eternel mais il est venu dans notre temps par le mystère de l’Incarnation pour sanctifier notre temps. Dieu en faisant ainsi cherche à conquérir le cœur de l’homme. Marie ne peut pas apparaître à un endroit donné si elle n’est pas envoyée par la Trinité.

Cette présence de Marie dans le temps est une miséricorde car quand cela ne va pas dans une famille, il faut que la Mère mette son cœur en jeu pour parler à chacun.

En 1517, le protestantisme causa une profonde déchirure dans la chrétienté. Le point de discorde était autour du mystère de la grâce. Pour Luther seule la foi dans le Christ nous justifiait, notre réponse à son amour n’était pas méritoire. Cette doctrine commençait à se propager dans le midi de la France, Marie par sa présence et son appel remet simplement les choses au point. Toute grâce vient du Dieu trois fois Saint, ceux qui ont reçu doivent donner. Le « oui » de Marie l’engage dans une maternité non seulement à l’égard du Christ mais de toute l’humanité, de tous nos peuples, de toutes nos familles et de chacune de nos personnes. On ne naît pas saint, on le devient par une réponse généreuse et aimante à la grâce qui nous précède et nous est donnée gratuitement.