Sanctuaire Notre-Dame de Grâces

" Qu’ on vienne en procession ici à Cotignac pour recevoir les dons que je veux y répandre "

15- LA RESURRECTION

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Toute la vie du Seigneur est une vie d’Amour et à cause de cet amour, il est maintenant enfoui au sépulcre durant trois jours. Il s’approprie les ténèbres qui sont dans le sein du Père, il fait sienne cette grande peine que le Père a son sein et qui est de voir souffrir ainsi ses enfants qui s’autodétruisent dans la haine, la médisance, la jalousie, la cruauté, en faisant un mauvais usage de leur liberté.
Cette peine, il l’a connu et assumé jusqu’à en mourir. Mais parce que la vie du Seigneur est entièrement et pleinement circonscrite par l’amour, cet amour est victorieux de cette peine mortelle Ce mal s’est enfoui en lui et été comme résorbé par l’amour. La Vie qui est en Dieu ne peut être vaincue par la mort. Et si celui qui a La Vie en lui-même assume la mort, alors elle est définitivement vaincue. Cette Vie, le Seigneur l’a en lui-même, il la tient de son Père car il est le Verbe de Dieu et elle le fait demeurer en son sein.
Celui qui est la Vie a assumé une vie humaine donc une vie relative à la sienne, une vie qui est participée de cette Vie qui est plénitude en Lui.
C’est pourquoi le Seigneur de la Vie peut donner cette vie humaine et la reprendre, car elle lui appartient en propre.
La Résurrection appartient en propre au Seigneur car cette Vie est en lui victorieuse de la mort.
Nous avons été plongé dans le mystère pascal par la grâce du baptême et à ce moment précis nous avons reçu de sa plénitude de grâce, grâce pour grâce. Comme Marie, le chrétien ne gagne pas son ciel mais il demeure par un choix personnel dans cet amour, dans ce mystère de la Résurrection, dans ce mystère de la gloire qui a commencé en lui et qui doit s’épanouir pleinement au ciel. Le Chrétien est contemporain de l’éternité bien que demeurant encore dans le temps, chaque fois qu’il pose un acte de foi en la mort et la Résurrection du Seigneur. Il anticipe ainsi ce que son esprit connaîtra en plénitude dans la vie bienheureuse.