Sanctuaire Notre-Dame de Grâces

" Qu’ on vienne en procession ici à Cotignac pour recevoir les dons que je veux y répandre "

14- LA CRUCIFIXION ET LA MORT DE JESUS

Au pied de la Croix, se tenait se Mère. Elle se tient là parce qu’elle le veut, parce qu’elle l’a choisi et veut demeurer fidèle à cet amour.
Normalement, quand la souffrance est trop grande, on s’écroule, on crie sa douleur et l’on pleure cette peine qui est trop grande. Mais Marie se tient là, debout dans le silence, car son esprit suit, son esprit ne s’attarde pas à ce qui apparaît : le drame de la mort de son Fils Bien Aimé. Elle est la Vierge fidèle qui suit l’Agneau partout où il va, celle qui est épousée dans sa foi et dans son espérance au milieu de ce désert. Personne ne la soutient, si ce n’est la Lumière que le Verbe de Dieu lui donne. Pour les juifs, Jésus est mort et s’il se dit le Fils de Dieu, comme Dieu ne peut mourir, voilà bien la preuve qu’il ne peut être Dieu. Marie ne perd pas de temps dans ces vains raisonnements. Elle suit attentivement les dernières paroles de Jésus qui sont pour elle vie et lumière. Or Jésus termine son pèlerinage sur terre, en disant : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit ». Donc, par cette mort assumée, il va vers le Père, il retourne en son principe, il demeure en celui qui l’engendre éternellement.
A partir de ce moment, les ténèbres envahissent le monde et les esprits. Marie seule est dans la lumière, Marie seule garde sa lampe allumée en exerçant sa foi. Jésus avant de mourir, la donne comme Mère au disciple bien aimé et par lui à toute l’Eglise.
Aujourd’hui, le Père nous redonne le Cœur de l’Immaculée pour préparer le retour du Christ. Elle ne cesse de parcourir le monde afin que nous croyions encore à l’actualité du Mystère de la Rédemption, que nous croyions que, bien que le péché abonde, la grâce et la miséricorde de Dieu surabondent par la Croix glorieuse.
bouguereau-william-adolphe-the_flagellation_of_our_lord_jesus_christ_1880